 |
|
|
|
Comment un Dieu d’amour peut-il permettre tant de souffrance dans ce monde ?

Par Jean-Pierre Besse |
Ce constat est effectivement choquant et il est légitime de poser une telle question si c’est pour chercher réellement la vérité et non pour étayer ce qu’on a peut-être secrètement décrété à l’avance, à savoir que Dieu n’existe pas ou qu’Il est injuste ou impuissant. Par exemple, pourquoi des millions d’enfants sont-ils abusés et exploités ? Pourquoi les famines, les épidémies et les tremblements de terre frappent-ils des « innocents » ? Pourquoi les méchants triomphent-ils parfois et même – dans le court terme - souvent ? |
Disons d’abord qu’une partie de la souffrance qui existe dans le monde provient déjà simplement du signal d’alarme qu’est la douleur : celle-ci est inscrite dans les organismes vivants et en particulier en l’être humain pour éveiller les défenses devant les agressions et les dangers extérieurs. Par exemple, si je pose ma main sur une plaque chauffée, la douleur de la brûlure m’avertit que je dois retirer ma main immédiatement. Cet aspect est positif car il appartient à l’instinct de conservation, même s’il fait mal. |
Mais si quelqu’un d’autre me force à poser ma main sur la même plaque, ma souffrance est l’effet direct d’un mal commis volontairement par quelqu’un. Et la question posée plus haut porte en effet sur les souffrances liées aux malheurs et aux injustices produites par l’homme ou par la « nature ». Il peut donc s’agir de nous… et même de moi !…
|
Qui est responsable du mal finalement ? |
La souffrance engendrée par le mal que nous commettons les uns à l’égard des autres, tout comme à l’égard de Dieu, est liée à la liberté que Dieu nous a laissée et nous laisse encore de choisir si nous voulons vivre unis à Lui ou sans Lui. Tel est ce qui ressort du message de la Bible. |
Soit (1) : nous nous centrons sur Celui qui nous a tous créés et qui nous appelle à être partenaires privilégiés de son Projet de Vie qui se trouve correspondre à notre aspiration la plus profonde. Pour ceux qui répondent à cet appel, il en résulte une paix intérieure et donc des relations sociales qui nous épargnent beaucoup de conséquences douloureuses. |
Comme par exemple : la culpabilité existentielle (elle n’a plus lieu d’être), les dépendances aux stupéfiants (devenus inutiles), les continuelles agitations dues à la recherche obsessionnelle du profit financier (remplacée par la confiance), les désordres engendrés par une sexualité sans amour durable, la concurrence pour le pouvoir et donc la jalousie et le soupçon qui rongent, le recours aux procédés occultes (eux aussi devenus inutiles), la volonté de domination ou d’accaparement (perçue dès lors comme une vanité), l’agressivité due à la rancune et à la mauvaise conscience, etc… Voilà déjà beaucoup de souffrances en moins quand nous nous réconcilions avec Dieu et pardonnons à ceux qui nous ont blessés. Ce sont autant de « tumeurs » intérieures, morales, spirituelles qui nous sont enlevées progressivement. C’est autant de mal en moins dans le monde et c’est autant de bien en plus ! |
Soit (2) : nous allons nous centrer sur autre chose que le Dieu vivant qui s’est révélé lui-même aux hommes. Notre centre, alors, sera « le monde », les choses, les systèmes de pensée, les stars du pouvoir ou du spectacle, des spiritualités d’évasion, des idéologies politiques, la course au bonheur et à la réussite à tout prix, etc. Comme nous ne sommes pas créés pour ces choses mais pour l’union avec Dieu et sa « Famille » internationale (son Royaume), nous allons nous tromper nous-mêmes en nous fixant sur ce qui n’apporte pas la vie mais plutôt une mort lente. Ou alors, nous allons être insatisfaits et nous chercherons avec frénésie quelque chose toujours plus loin et plus extrême pour remplir notre besoin d’absolu et de sens à l’existence, quelque chose qui se dérobe toujours et nous jette dans la confusion.
|
Ou bien encore, plus subtilement, nous restons centrés sur nous-mêmes, sur notre ego (le moi). Sans nous en apercevoir, celui-ci devient notre petit dieu (il y a même des gourous qui vous diront que vous êtes divins) alors qu’en réalité nous sommes captifs de choses qui nous manipulent et nous illusionnent. Nos intérêts égoïstes sont inacceptables pour les autres qui vont réagir contre nous ! Inutile de dire qu’un tel égocentrisme nous enferme dans un orgueil souvent blessé et finalement dans le désespoir. Des problèmes sans fin résultent de cette situation au niveau de notre santé psychologique et physique (tensions, perte d’identité, division intérieure, maladies psycho somatiques, fuite du réel, suicides), au niveau des relations familiales (rejets, rébellions, divorces, colères, avortements…) ; au niveau de nos voisins et collègues de travail (méfiance chronique, autoritarisme, exploitation, absence de compassion) ; enfin, aux niveaux économique et politique (haine de classes, racisme, exploitation sociale et oppressions diverses, guerres, terrorisme…). |
La suite c'est par ici |
|
 |

|
|
|